Les liens villes – campagnes revisitées par le think tank Démocratie Vivante.

L’association Démocratie vivante vient de publier un ouvrage collectif intitulé « Villes-campagnes pour une cohésion des territoires de la République ». Chacun pourra le télécharger en Pdf ici avant de trouver aussi une version papier achetable en ligne dans quelques jours. Ce livre réunit une vingtaine de contributions d’élus, d’experts et d’acteurs de terrain qui revisitent les sujets, en profonde mutation, des relations complexes entre métropoles, villes et espaces ruraux. Nous y proposons une approche enrichie des programmes numériques.

Sortir des approches binaires

Pour clarifier la finalité de l’ouvrage, reprenons les mots signés par Quentin Jagorel, qui a dirigé ce chantier collectif. « On ne compte plus, dans le débat public, les contributions sur l’avenir – le plus souvent présenté comme forcément sombre ! – des campagnes, des quartiers, des villes petites et moyennes. La plupart de ces travaux abordent la complexité des dynamiques territoriales de façon binaire : déclin des périphéries, renforcement progressif des centres métropolitains. Si cette réalité ne peut être niée, il semble urgent d’aller plus loin et de réfléchir ensemble aux moyens de lutter contre ce qui éloigne les différents espaces de la République. »

Quentin Jagorel a raison : il semble en effet urgent de sortir des approches souvent trop mécaniques et de se donner les moyens d’inventer d’autres approches, puis d’autres solutions. Par-delà les grands discours, l’heure désormais est aux grandes décisions. Et elles demanderont sans le moindre doute que l’on prenne enfin le risque de sortir des approches classiques, notamment en repensant le rôle de l’Etat ou de l’Europe et les coopérations entre Collectivités Territoriales.

Le rural, ou comment se donner plus de moyens pour réussir la transition numérique des territoires ?

C’est ce que nous essayons de proposer, dans cet ouvrage, au sujet des stratégies numériques en signant une contribution nommée « Le rural, ou comment se donner plus de moyens pour réussir la transition numérique des territoires ? ». Nous proposerons sans doute ici un résumé détaillé ou une reprise de ce texte. Dans cette attente, le paragraphe ci-dessous esquisse le sens du contre-pied digital suggéré.

Dans notre monde dopé au paradigme métropolitain quasi unique, où presque tous les rapports sur les smarts cities se fondent mécaniquement sur le constat d’une urbanisation croissante de la planète pour auto-légitimer des politiques en passe d’oublier le contrat républicain territorial, il pourrait sembler quelque peu baroque de défendre un principe au titre duquel on devrait procéder quasiment à l’inverse. Un principe qui consisterait, en utilisant une formule provocante, à aborder les transitions plus par le vide que par le plein, plus par les carences que par les piliers du marché, plus par la relocalisation choisie que par la mondialisation subie. C’est pourtant ce principe que nous privilégions dans nos approches des transitions numériques. Elles proposent en effet de considérer les espaces non- métropolitains, les « vides » évoqués plus haut, comme les priorités des stratégies publiques menées dans ces domaines.

La suite est à lire à la page 117 de l’ouvrage « Villes-campagnes pour une cohésion des territoires de la République » publié en Octobre 2018 par Démocratie Vivante.

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