2014, année des investisseurs numériques avisés ?

Investisseur avisé, telle est la formule traditionnellement utilisée, par exemple par la Caisse des Dépôts et Consignation, pour désigner une démarche d’investissement d’intérêt général mise en oeuvre soit en appui à des politiques publiques, soit pour structurer un marché immature, soit encore en acceptant un horizon d’investissement plus long ou des risques plus élevés, le tout dans le respect des règles de la concurrence. Si je rappelle cette formule, à l’orée de cette année 2014, c’est parce qu’elle exprime pour moi quasi parfaitement les leviers à mobiliser pour réussir la socio-économie du très haut débit. Au moment donc où le plan très haut débit cherche encore son souffle et que le classement de la France en matière de performance débit internet se dégrade alors que, paradoxalement, le besoin de solutions modernes de services, notamment publics, augmente chaque jour davantage, 2014 sera t-elle donc enfin l’année de vraies annonces en matière d’investissements services très haut débit ? L’avenir le dira mais d’évidence des signes d’espoir existent. Lire la suite « 2014, année des investisseurs numériques avisés ? »

Aquitaine proto et appel à projets, une partie du dispositif aquitain de soutien à l’innovation numérique présentée par François GILBERT

Une convention d’affaire, c’est d’abord le moyen de rencontrer, d’échanger et de commencer parfois un bout de chemin avec des partenaires. C’est aussi l’occasion d’un brassage d’idées, toujours salutaire. C’est enfin un temps d’information et de questions. L’atelier de Metronum organisé le 8 décembre sur « le rôle de l’efficacité des programmes publics dans le développement de la filière numérique » a été à ce sujet un moment intéressant. Intéressant et très vivant… Il a en effet suscité beaucoup de réactions, parfois virulentes d’ailleurs. Lire la suite « Aquitaine proto et appel à projets, une partie du dispositif aquitain de soutien à l’innovation numérique présentée par François GILBERT »

Très Haut Débit , questions d’avenir… Peut-on attendre 2013 pour décider ?

Le lancement du Grand emprunt, et de l’un de ses volets d’investissements d’avenir consacrés au très haut débit, a entre-ouvert une fenêtre. C’est une bonne nouvelle. Mais le rôle de l’Etat peut-il se limiter à ce seul volet financier ? Évidemment non. La campagne présidentielle déjà lancée ne risque-t-elle donc pas de laisser bien des questions tout aussi déterminantes au mieux à l’état d’interrogations, au pire au rang de sujets qui ne seront traités qu’en 2013, voire 2014… Aménagement numérique, simplification des textes encadrant l’action des collectivités territoriales, péréquation, expérimentation de modèles de construction alternatifs, résorption des fractures numériques… la liste des obstacles à franchir est longue ; pour beaucoup, elle risque bien d’accroître encore le retard de la France dans le très haut débit. Revue non exhaustive des positions de quelques observateurs attentifs… Lire la suite « Très Haut Débit , questions d’avenir… Peut-on attendre 2013 pour décider ? »

Investissements d’avenir. L’Etat lance plusieurs nouveaux appels à projets numériques

L’État cherche à stimuler les innovations services via plusieurs nouveaux appels à projets. Ces appels à projets s’inscrivent dans le cadre du soutien au développement des « nouveaux usages numériques », prévu au sein de la ligne « usages, services et contenus innovants » du volet des Investissements d’avenir consacré au développement de l’économie numérique.

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René Ricol et les priorités d’avenir en matière de développement numérique des territoires

Dans un interview donnée ce jour au journal Les Echos, le Commissaire Géneral à l’Investissement, René RICOL, a précisé le calendrier d’engagement des 2 milliards destinés aux réseaux haut et très haut débit.

L’objectif fixé par le président de la République est de permettre l’accès de tous au très haut débit en 2025. Sept projets pilotes viennent d’être sélectionnés et annoncés par le Premier ministre qui nous permettront d’en savoir plus sur le coût et les modalités du déploiement du très haut débit. La montée en puissance du haut débit actuel pourra également être soutenue dans les régions les moins denses. Nous serons prêts à soutenir les projets de déploiement dès le premier semestre 2011.

Ces fonds sont confiés à un opérateur public, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), à qui revient la gestion de 8 conventions, dont le développement de l’économie numérique (réseaux et services) et le programme ville de demain. Pour le numérique, l’outil privilégié est le Fonds National pour la Société Numérique (FSN). Il intervient  en subventions, en avances remboursables et financements en fonds propres ou en quasi fonds propres sur une logique d’investisseur avisé.

Au final, selon René RICOL, de 15 à 20 milliards d’euros pourraient être engagés sur des projets précis avant fin 2011. Avec l’objectif de créer de la richesse et de l’emploi sur la durée en France.

L’ASSEMBLEE DES DEPARTEMENTS DE FRANCE CONTESTE LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE

Ces annonces gouvernementales ont suscité plusieurs réactions de la part de collectivités et d’associations. L’une des plus récentes est celle de l’ADF (Ass. Départements de France) reprise par dégroupnews

L’Assemblée des départements de France (ADF), une association qui réunit les présidents des conseils généraux, a adopté une motion qui conteste la philosophie et l’économie générale du Plan Très Haut Débit du gouvernement. Elle demande que l’Etat investisse au minimum 15 milliards d’euros étalés sur 15 ans pour le déploiement du très haut débit fixe et mobile.

Dans une motion adoptée par son bureau le 9 décembre 2010, l’Assemblée des départements de France (ADF), une association qui réunit 102 présidents de départements, conteste la politique du gouvernement pour le déploiement du très haut débit en France.

Consciente du puissant levier de développement que représente le déploiement des réseaux haut et très haut débit fixe et mobile, l’ADF estime que la politique du gouvernement qui consiste à subordonner le développement des infrastructures aux opérateurs privés est néfaste car elle sera guidée par la rentabilité et non par l’intérêt général. De plus, elle estime que les deux milliards du grand emprunt dédiés à l’aménagement numérique du territoire ne garantissent pas un développement du très haut débit à long terme.Devant ce constat, les départements ont exprimé plusieurs demandes dont un investissement public d’un milliard d’euros annuel pendant 15 ans au minimum. Pour le financer, ils souhaitent une nouvelle taxe étendue à l’ensemble de l’économie basée sur le principe d’une contribution de solidarité numérique. De plus, les collectivités territoriales veulent être considérées comme des opérateurs au même titre que les opérateurs privés et que les RIP (réseaux d’initiatives publiques) soient reconnus comme des réseaux d’intérêt économique général.

Qualifiant son action de volontariste, l’ADF souhaite atteindre l’objectif fixé par l’Europe qui consiste à couvrir l’ensemble du territoire en 2020 en très haut débit et ambitionne même de faire de la France le leader mondial de l’accès mobile à Internet. Cette motion intervient deux mois après les conclusions de l’ARCEP qui estime que les collectivités territoriales devront débourser 6 milliards en 15 ans sur les 25 nécessaires au déploiement de la fibre optique

Investissements d’avenir et réseaux Très Haut Débit

Source : http://www.reseaux-telecoms.net/actualites/lire-l-ex-grand-emprunt-debute-par-un-coup-de-pouce-au-tres-haut-debit-22867.html

« Le grand emprunt n’a pas disparu, il a été rebaptisé programme « investissements d’avenir ». Sur les 35 milliards d’euros, initialement prévus, le premier Ministre François Fillon a indiqué, lundi 6 décembre, la destination d’une première vague de 137,5 millions d’euros d’investissements et de 53,1 million d’aides.  Cette enveloppe sera affectée à 14 projets, dont la moitié a trait au très haut débit (7 projets) dans des territoires en zone blanche. Les sept autres projets vont pour cinq d’entre eux aux énergies renouvelables, pour un autre aux réseaux électriques intelligents, le dernier revient à un projet d’économie solidaire.

Les projets très haut débit concernent des raccordements en fibre optique chez l’habitant : à Saint-Lô dans la Manche, en Maurienne (département de la Savoie), Issoire (avec le conseil régional d’Auvergne), Chevry-Cossigny (Seine-et-Marne), Aumont-Aubrac (Lozère), Sallanches (Haute-Savoie) et un septième dont le nom n’a pas été communiqué.

Ces sept projets sont considérés comme pilotes et destinés à expérimenter cette technologie dans les zones les moins denses du territoire. François Fillon a indiqué souhaiter qu’ils se déroulent rapidement « pour que nous puissions en tirer les enseignements« , avant l’ouverture des guichets de financement au cours du premier semestre 2011.

Concernant le haut débit, François Fillon a d’abord redit que 2 milliards d’euros iraient aux infrastructures et 2,5 milliards aux usages. Pour les infrastructures, l’objectif est de couvrir tout le territoire d’ici 2025 en infrastructure à très haut débit. Le 1er ministre a salué le rôle des collectivités locales, des réseaux d’initiative publique, des schémas directeurs haut débit que nombre d’entre elles ont, ou vont, élaborer.

Il a également déclaré : « nous allons devoir imaginer des mécanismes de péréquation ou de solidarité qui soient adaptés pour assurer le déploiement dans les zones les moins denses du territoire ». C’était le chapitre « zones blanches ». Tout cela ne doit pas faire oublier de moderniser les réseaux filaires existants. Dans ce cadre, il s’agit « d’assurer sans attendre un véritable haut débit pour tout le monde« , a précisé le Premier ministre. Outre la fibre optique, il faudra « tirer parti des différentes technologies » telles que les réseaux filaires ADSL, le hertzien (réseaux haut débit mobiles) ou le satellite.

Enfin, le 1er Ministre a souligné le lancement de nouveaux appels à projet sur : les logiciels embarqués, la sécurité des systèmes d’information, la numérisation et la valorisation des contenus numériques, les technologies liées à la dépendance. »

Aumont aubrac : info ici :