Le prix de l’IP grand oublié de l’aménagement numérique des territoires.

L’inauguration du nouveau centre de données de Neo Telecoms de Toulouse, le 15 septembre 2011, donne à nouveau l’occasion de souligner de quelles manières aménagement numérique, réseaux d’initiatives locales et plaques locales très haut débit ne peuvent pas faire l’économie d’un volet opérationnel sur les solutions de connexion aux principales places de marché de l’Internet. Or, je reste frappé du silence de nombre de RIP et de quasiment tous les Schémas Directeurs Territoriaux d’Aménagement Numérique dans ces domaines. Prix de l’IP en région, interconnexions des plaques locales, mutualisation de moyens et de besoins dans ces domaines (…) ce sont pourtant là des points déterminants pour le développement économique local et la compétitivité numérique. Pourtant quasi silence… Inquiétant. Lire la suite « Le prix de l’IP grand oublié de l’aménagement numérique des territoires. »

Etre seulement propriétaire et gestionnaire de réseaux, la priorité n’est plus là pour Covage.

Pascal EMOND – Directeur commercial de COVAGE- assistait à Ruralitic 2011 en compagnie de son DG Jean-Michel SOULIE. Covagese présente comme un opérateur national au service du développement local. Nous nous devions donc de profiter de cette opportunité pour en savoir plus quant à la stratégie du groupe. C’est la finalité de cette interview. Deux points me semblent notamment à retenir. Lire la suite « Etre seulement propriétaire et gestionnaire de réseaux, la priorité n’est plus là pour Covage. »

opérateurs neutres et locaux de toutes les régions, interconnectez-vous …

Marc Duchesne signale ce très bon article
http://www.zdnet.fr/actualites/jean-michel-soulier-covage-il-n-y-a-pas-de-volonte-politique-pour-la-fibre-optique-en-zones-peu-denses-39756725.htm. Pour Jean Michel SOULIER, patron de COVAGE,  « Il n’y a pas de volonté politique pour la fibre optique en zones peu denses ». Le patron de Covage confirme  les craintes de l’Avicca, l’association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l’Audiovisuel. Celle-ci accuse les grands opérateurs de mener « une guérilla judiciaire contre la réglementation  qui permet aux collectivités et à l’Etat de connaître leurs réseaux afin d’aménager le territoire ». Cette « guérilla » retarderait ainsi les ambitions des collectivités. « Les collectivités nous communiquent cette frustration, donc elle existe », souligne-t-il.

Le groupe plaide d’ailleurs pour l’association des opérateurs locaux afin de peser sur les décisions. « Depuis 10 ans les collectivités investissent en complémentarité des opérateurs traditionnels pour la couverture en haut débit. Ces efforts ont donné lieu à une multitude d’opérateurs d’infrastructure locaux qui sont riches d’enseignements et dont le retour d’expérience est très positif. », explique Covage.

Il s’agirait donc de réunir « ces opérateurs neutres locaux au sein d’un grand opérateur neutre indépendant d’ambition nationale. Ce regroupement permettrait de créer un interlocuteur crédible de l’état et des collectivités, et d’optimiser l’investissement de fonds publics en les complétant avec des fonds privés ». « Il y a 80 sociétés d’initiative publique dans le domaine du haut débit en France. Elles peuvent se regrouper pour plus de cohérence et partager leurs expériences. Et peser dans la balance », conclut Jean-Michel Soulier.

Cette idée de confédération d’opérateurs locaux, j’y ajoute l’interconnexion associée des Réseau d’Initiative publique, constituerait je crois un formidable levier pour faire bouger la présente situation. Dans une précédente mission d’étude de plusieurs RIP, j’ai en effet été frappé à la fois du potentiel de certaines innovations services « locaux », et des contraintes inhérentes aux dimensions des plaques locales et à  l’absence d’interconnexions pour jouer « local » entre tous les RIP.