Cet article prolonge un précédent consacré à la proposition de créer le premier service universel dédié transitions et pouvoir d’achat. Il explore l’un des moyens indispensables pour y parvenir : doter chacun de nous d’une véritable identité numérique. Ces articles se rejoignent donc sur un même projet qui essaie de contribuer à réinventer les stratégies de décarbonation. Ce projet se fonde sur un constat, sur un principe et sur un premier moyen. Un constat tout d’abord : nous sommes en échec. Les politiques dédiées transition génèrent en ce moment plus de rejets que d’enthousiasme. Nous ne tiendrons pas les objectifs 2050. Un principe ensuite : remettre les gens au centre. Le projet propose pour cela une piste qui consiste donc à inventer le premier service universel dédié transitions et pouvoir d’achat. L’un des moyens nécessaires enfin : doter chacun d’entre-nous d’une véritable identité numérique. Pourquoi ? Pour nous donner accès à une plateforme personnalisée qui conditionne toute règle de décarbonation à la mise en place préalable de services accessibles pour tous et partout. Quelques exemples ? Conditionner l’instauration des ZFE à la possibilité de leasing véhicules électriques légers produits en Europe et de solutions de recharges associées. Ou encore taxer les énergies fossiles pour chauffer nos habitations seulement et seulement si nous disposons d’une électricité locale, bas carbone, à bon prix (autour de 15 centimes le kWh?). Le projet envisagé consiste donc bien à ne plus fonder les politiques de décarbonation sur la seule contrainte mais sur le déploiement de solutions de décarbonation simples et budgétairement intéressante pour tous et partout.
France Connect, France Identité, Identité numérique certifiée, identité numérique de La Poste (…), nos identités numériques actuelles le permettent-elles ? Ne devrait-on pas envisager plus simple, plus ouvert, plus interopérable ? Peut-on suivre pour cela l’exemple de l’Estonie, avec X-Road, ou de la Finlande ? Pour que chacun se fasse sa propre opinion, nous avons demandé à Jean-Charles Bossard de nous éclairer.
Ses explications confirment tout d’abord à quel point une identité numérique, simple, sûre et mutualisée, constitue bien l’une des clés pour diffuser et personnaliser une plateforme de services comme elles envisagée. Elle paraît d’ailleurs tout aussi importante, par exemple pour des solutions de calcul d’empreinte carbone, qui serait plus largement utilisée, ou pour des pistes de type allocation climat.
Jean-Charles Bossard a ensuite accepté de nous livrer ses premières idées. Pour fonder un service universel dédié transitions et pouvoir d’achat, compte tenu des choix faits par notre pays, il propose d’envisager, pour notre pays, une évolution de France Identité qui ne nécessiterait plus de lire une carte physique mais qui passerait par une identification biométrique.
Le débat est lancé.
