A bas les business plan, vive la méthode SynOpp !

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Cela doit rappeler plein de bons (et mauvais souvenirs) à plusieurs d’entre-nous, enfin un outil anti tyrannie des business plan prétentieusement prédictifs ? Ou comment en finir avec le vieux marketing et retrouver le sens de la « vision » ? SynOpp est à voir.

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Sohosolo. Le télétravail made in Gers

Franck CAZALAS est chargé de mission pour la CCI du Gers, dans le Sud-Ouest de la France, au cœur des terres gasconnes. Il anime le programme Sohosolo. Ce dernier favorise  l’installation de travailleurs indépendants, télétravailleurs et autres entrepreneurs nomades dans ce beau département. Lancée en 2008, l’opération Sohosolo a attiré une centaine de familles dans le Gers, soit autour de 300 personnes. Deux familles seulement sont reparties, ce qui représente un beau succès qu’il faut mettre notamment sur le compte des travaux de qualification amont des projets d’installation réalisés par la CCI du Gers.

Comme cela est presque toujours le cas dans les projets numériques, l’exemple de Sohosolo montre de quelles manières une opération de ce type, tout d’abord, ne peut réussir sans l’adhésion la plus large possible des populations locales. Dans le Gers par exemple, 50 comités locaux formés de bénévoles aident les néo gersois télétravailleurs à s’installer.  Sohosolo confirme ensuite à quel point ces opérations créent de nouvelles manières de travailler, plus collectives, plus ouvertes sur les autres, qui profitent largement aux territoires maîtres d’ouvrage. Dans le Gers, quasiment 280 actifs nomades composent ainsi un réseau alimenté par des outils numériques (intranet, réseaux sociaux….) et par des rencontres régulières. Dans le droit fil de l’entretien que nous a accordé Xavier de Mazenod, Sohosolo confirme ainsi les potentialités de l’économie numérique pour les espaces ruraux de notre pays. A suivre donc.

Economie numérique et relocalisation d’actifs en mileu rural. Les potentialités du télétravail

Xavier de MAZENOD a créé l’entreprise Adverbe en 2002 à Nanterre. Rapidement il a souhaité quitter l’île de France et a donc cherché à la fois un nouveau lieu de vie et des solutions de travail à distance. C’est ainsi qu’il est d’abord devenu télétravailleur en s’installant en 2004 dans le village de Boitron près d’Alençon. De télétravailleur, il s’est rapidement ensuite transformé en militant du télétravail. Xavier anime aujourd’hui zevillage, un réseau social dédié télétravail ; il participe également à plusieurs opérations destinées à faciliter l’accueil de télétravailleurs, dans l’Orne notamment. La création du télécentre de Boitron est l’un des moyens de cette politique. A signaler que le télécentre dispose d’une solution très haut débit de 30 Mbps pour 100 euros par mois… Nous en reparlerons rapidement. Elle confirme d’ores et déjà qu’il existe bien des solutions technologiques pour désenclaver les zones blanches.

A travers cette première partie de l’interview de Xavier, se confirme ainsi qu’il est possible de relocaliser de l’activité en milieu rural, d’y lancer avec succès de véritables opérations de marketing territorial et, comme en Limousin par exemple, de participer ainsi à une véritable inflexion des flux démographiques. Nous consacrerons donc prochainement un article complet sur l’économie numérique appliquée aux territoires ruraux. A suivre par conséquent.

Questions à Laurent CAPLAT, entrepreneur et défenseur du THD en milieu rural

Laurent CAPLAT dirige une société installée en Lozère, dans le village de La Canourgue, chef lieu d’un canton d’environ 3000 âmes, proche de l’A75 et situé à environ 50 km au Nord de Millau.Sa société a notamment lancé, voici 10 ans, un site de E commerce, bien connu des gastronomes en culottes courtes et longues, www.bienmanger.com. L’entreprise emploie aujourd’hui une trentaine de personnes pour 3 millions d’euros de chiffres d’affaire. Laurent est également l’un des membres fondateurs de http://websdugevaudan.wordpress.com/ que Pierre Ygrie défend avec passion.

Laurent Caplan a accepté de répondre à nos questions, un interview qui montre, s’il le fallait, la force des enjeux du désenclavement et du développement numériques des zones rurales. L’interview est découpé en 4 séquences, chacune traitant d’une question distincte. Pourquoi faut-il du THD en milieu rural ? Comment déployer du THD dans ces zones ? Quels sont les besoins Web et réseau de l’entreprise de Laurent ? Quel est le sens des initiatives locales prises en Lozère ?

Pourquoi faut-il du THD en milieu rural ?

Comment déployer du THD dans ces zones ?

Quels sont les besoins Web et réseau de l’entreprise de Laurent ?

Quel est le sens des initiatives locales prises en Lozère ?

THD et emplois en milieu rural…

L’un des objectifs récurrents ardemment avancés par les militants du développement numérique des territoires, j’en suis, a trait aux leviers que les solutions Très Haut débit mobilisent en termes de maintien ou de création d’emplois. Un exemple aujourd’hui, une quasi récréation, dans une e-boutique chargée d’arômes, de senteurs et de saveurs… Direction ZE Lozère et l’entreprise de Laurent CAPLAT à travers un reportage diffusé sur France 3. L’interview de Laurent Caplat, un des dirigeants de la société, suit sous peu.

A la recherche de la valeur numérique territoriale ?

J’ai souvent été un peu surpris du décalage entre les ambitions des Réseaux d’Initiatives Publiques et la réalité des services FAI associés. D’un côté, celui des collectivités, il est question de démocratisation de l’accès au Web, de supports à l’économie, de E administration, de nouveaux services à la personne, d’univers immersifs, de visio solutions… Autant de sujets piliers d’une vraie société durable et équitable de l’information. Et de l’autre côté, le versant des FAI de premier niveau se décline en triple play… Data, Ok, c’est la base et cela représente une vraie valeur. Voix, pas mal, rien de révolutionnaire sans doute mais des minutes moins chères. C’est bien. Images, c’est là qu’on attendrait les plus grandes évolutions, notamment dans les solutions Fttx, de la TV interactive, de la vraie 3D… Or, à la place, il nous est proposé les mêmes chaines que sur la TNT et les bouquets satellites. Quand sur de l’optique on propose la même chose que sur le satelite, n’est ce pas un problème ? A quand des Délégation de VRAIES services publics autorisées par la loi française ?