Investissements numériques très haut débit publics, la fin des concessions ?

Région Auvergne, Grand Toulouse, Doubs ou encore, par exemple, Maremne Adour Côte Sud, au moment de lancer leurs projets très haut débit, nombre de collectivités délaissent la solution « concession », le mode dominant de délégation des premiers réseaux d’initiatives publiques (RIP). Est-ce le signe d’un changement de stratégie de collectivités territoriales ? Faut-il plutôt lire ce phénomène comme le résultat de la spécificité des questions qui encadrent le lancement des RIP de seconde génération et, en particulier, de la fragilité économique des projets fibre optique ? Une fragilité d’autant plus forte d’ailleurs que la puissance publique nationale a étrangement choisi de réserver l’action publique aux seules zones supposées les moins rentables en leur interdisant d’intervenir dans les zones urbaines AMII. Cette décision a privé le pays de véritables solutions de péréquation. Bref, le terme « investisseur numérique public » n’a jamais été aussi juste. Dans les RIP de seconde génération, hors zone denses, ce sont bien en effet les Collectivités Territoriales qui vont devoir assumer une grande partie du risque financier. Nous avions lancé un sondage au printemps 2014 à ce sujet ; cet article rend partiellement compte des résultats obtenus. Lire la suite de « Investissements numériques très haut débit publics, la fin des concessions ? »