Morcenx, où comment une commune de 5.000 âmes déploie un réseau très haut débit !

Morcenx est une petite ville située dans le département des Landes (40), au coeur du plus grand massif forestier du pays… Éloignée de tout centre métropolitain, à plus de 100 km de Bordeaux par exemple, Morcenx fait partie de ces zones dont il n’est pas exagéré d’affirmer qu’elles ne sont pas au centre des stratégies des opérateurs Telecom… Et pourtant, à la fin 2011, plus de 50% des habitants de la ville pourront faire le choix d’une solution très haut débit fibre optique. Lire la suite de « Morcenx, où comment une commune de 5.000 âmes déploie un réseau très haut débit ! »

Ruralitic 2011. interview de Sebastien COTE, Commissaire général

Sebastien COTE, nouveau commissaire général de la manifestation, présente Ruralitic 2011. Cette sixième édition de Ruralitic se tiendra, comme tous les ans, à Aurillac les 31 août et 1 septembre. Les débats s’organisent cette année autour du thème « du très haut débat au très haut débit », un titre d’actualité je crois. La seconde plénière notamment est à signaler. Elle est baptisée « La France du Très Haut Débit, TIC et polémiques. ». On en frémit déjà,  de peur et de plaisir à la fois.

Les lieux de débats sur les enjeux et sur les contradictions entre les ambitions numériques et, par exemple, le plan national très haut débit, sont finalement rares. On ne peut donc que se réjouir du choix de Ruralitic.

Nos réseaux  Web « ruraux », chez Ruralitic et/ou moi-même, étaient un peu fragiles ce matin, la bande vidéo n’est donc pas formidable. J’en suis désolé. En fait, on a inventé un nouveau média, la radio animée… vaguement animée… En rural, on innove…

Comment financer le Fonds d’Aménagement Numérique du Territoire ?

Au détour des lectures, ce graphique du n°247 de Challenges m’a sauté aux yeux. L’article intitulé « Pour l’Etat, voici ce qui légitime sa ponction sur les télécoms » est illustré d’une courbe que je me risque à reproduire ici.  Elle met en relation l’évolution des revenus des opérateurs et le montant de leurs investissements. Le texte signale que « le montant des investissements en télécommunications réalisés par les opérateurs en 2009 atteint 5,9 milliards d’euros » selon l’Arcep, « soit une baisse de 9,6% par rapport à 2008. La figure montre clairement à quel point désormais les opérateurs privés de notre pays sont dans une phase que l’on pourrait qualifier d’intense exploitation de la mine du cuivre et de l’ADSL.  A quel point également, à cette heure, les investissements d’avenir n’ont jamais aussi bien portés leurs noms… Ils restent à lancer ! Lire la suite de « Comment financer le Fonds d’Aménagement Numérique du Territoire ? »

La piste de La Canourgue, récit iconoclaste du premier roadcamp THD rural

En ce petit matin du 16 février, les indiens sont descendus dans la plaine. Il y avait notamment des Pierre, un Olivier, le Bernard, des Laurent, un Pascal et un Matthieu, même un Arnaud et une Christelle. Les e fumées avaient annoncé la réunion des tribus quelques jours avant dans les réseaux sociaux. Au loin, le brouillard disparaissait progressivement dans les paysages fabuleux de la Lozère. Les tomawaks frémissaient. La révolte grondait.

On avait sorti les manouls et, en dévorant ces tripes de mouton à l’ombre de l’Olivier, on construisait des mondes meilleurs. Bernard dansait pour le dieu puissance (des réseaux). Laurent 1 brandissait les shelters de La Fayette. Matthieu avait enfourché son fidèle destrier de la grande maison. Il devisait avec sa sagesse de grand-père sur les avenirs à inventer. De nouveaux opérateurs d’immeubles élargis étaient dessinés dans la grotte du Commerce. Un grand jésus aménageur était annoncé comme le prochain sauveur. Des associations baroques, bien que syndicales, flottaient dans les éthers. Arnaud et votre serviteur ne comprenaient pas tout mais faisaient leur possible.

Au second manoul, la lumière allait jaillir… mais les tripes sont devenus pieds et des manouls nous sommes passés au pouteille ; il y avait même je crois me souvenir une ou deux bouteilles avec ces pouteilles.  Les tomawaks ont eu, à cet instant étrange, comme un moment de fatigue. Bref heureusement, car le sentier s’annonçait difficile et rempli de larmes.

Le soleil était au zénith quand Pierre en appelait au sauvetage d’Aumont Aubrac. Un moment, j’ai bien cru d’ailleurs que Pascal allait d’ailleurs quitter son Puy-de-Dôme natal pour battre le fer de l’Aubrac. Puis, Laurent 2 est arrivé. Ce gourmand colosse a reformé avec Pierre et Paul le front du Gevaudan. Le combat a repris. La bête était proche. Les groupes se divisaient pour mieux se retrouver. La tribu des utopistes matthieusiens en appelait au soulèvement. Le clan des matérialistes Christelliens assénait leurs questions comme autant de coup de coutelas dans les pieds de porc et de bœuf sacrifiés le matin même sur l’hôtel lumineux. La paix de l’Olivier tenait pourtant ferme. A l’heure du thé, sont partis les béarnais. Et après que s’est-il donc passé ? Mystère…

Pardon à ceux qui n’étaient pas là. D’abord, ils ne comprendront pas mon récit. Ce n’est pas grave, il est court. Ensuite, et surtout, on aurait dû les inviter…  A quand un second roadcamp THD rural ?

Wibox joue la carte du très haut débit en zones peu denses. Entretien avec son directeur Thomas GASSILOUD

Thomas GASSILOUD serait-il le Père Noël ? Question barbe, on peut certes mieux faire . Les rennes ? On les cherche encore… Pas la moindre trace non plus des assistantes et des assistants façon lutines affairées à la préparation des cadeaux.  Alors bonjour tristesse? Que nenni chers amis. Les cadeaux de Thomas se déclinent façon fibre et ondes radio à très haut débit. En effet, alors que les zones non denses attendent, avec un peu d’impatience, une vraie politique nationale en matière d’Internet Très Haut Débit, Thomas et l’entreprise qu’il anime, Wibox, a annoncé le 14 décembre « un coup d’accélérateur pour les raccordements Ftth en zones rurales.  On est loin encore certes du « grand soir ». Grâce notamment aux concours de collectivités territoriales, Wibox parle de 2000 prises Ftth.Parions donc que c’est un début. Un bon début. Thomas nous en parle à travers 4 séquences.

Séquence 1. Qui est wibox ? Portrait du plus grand des « petits » opérateurs ou du plus petit des moyens…

Séquence 2.  Où l’on découvre qu’un réseau très haut débit en milieu rural peut être rentable.

Séquence 3. Le rôle de l’état selon Thomas

Séquence 4. Services très haut débit et développement des territoires

opérateurs neutres et locaux de toutes les régions, interconnectez-vous …

Marc Duchesne signale ce très bon article
http://www.zdnet.fr/actualites/jean-michel-soulier-covage-il-n-y-a-pas-de-volonte-politique-pour-la-fibre-optique-en-zones-peu-denses-39756725.htm. Pour Jean Michel SOULIER, patron de COVAGE,  « Il n’y a pas de volonté politique pour la fibre optique en zones peu denses ». Le patron de Covage confirme  les craintes de l’Avicca, l’association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l’Audiovisuel. Celle-ci accuse les grands opérateurs de mener « une guérilla judiciaire contre la réglementation  qui permet aux collectivités et à l’Etat de connaître leurs réseaux afin d’aménager le territoire ». Cette « guérilla » retarderait ainsi les ambitions des collectivités. « Les collectivités nous communiquent cette frustration, donc elle existe », souligne-t-il.

Le groupe plaide d’ailleurs pour l’association des opérateurs locaux afin de peser sur les décisions. « Depuis 10 ans les collectivités investissent en complémentarité des opérateurs traditionnels pour la couverture en haut débit. Ces efforts ont donné lieu à une multitude d’opérateurs d’infrastructure locaux qui sont riches d’enseignements et dont le retour d’expérience est très positif. », explique Covage.

Il s’agirait donc de réunir « ces opérateurs neutres locaux au sein d’un grand opérateur neutre indépendant d’ambition nationale. Ce regroupement permettrait de créer un interlocuteur crédible de l’état et des collectivités, et d’optimiser l’investissement de fonds publics en les complétant avec des fonds privés ». « Il y a 80 sociétés d’initiative publique dans le domaine du haut débit en France. Elles peuvent se regrouper pour plus de cohérence et partager leurs expériences. Et peser dans la balance », conclut Jean-Michel Soulier.

Cette idée de confédération d’opérateurs locaux, j’y ajoute l’interconnexion associée des Réseau d’Initiative publique, constituerait je crois un formidable levier pour faire bouger la présente situation. Dans une précédente mission d’étude de plusieurs RIP, j’ai en effet été frappé à la fois du potentiel de certaines innovations services « locaux », et des contraintes inhérentes aux dimensions des plaques locales et à  l’absence d’interconnexions pour jouer « local » entre tous les RIP.