Comment faciliter la construction des réseaux “par opportunités” en zones peu denses ? L’Arcep avance

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) vient de lancer une double consultation publique pour compléter le dispositif juridique relatif à la mise en oeuvre des réseaux FTTH. La première consultation paraît notamment de nature à faire évoluer l’un des points de blocage actuel en faveur des travaux en zones peu denses. Explications rapides.

A ce jour, les opérateurs THD ont une obligation de “complétude des déploiements”. Celle-ci leur impose de réaliser dans un délai limité (de 2 à 5 ans) le réseau capillaire permettant de raccorder les logements d’une même zone de déploiement afin de garantir leur couverture homogène. L’idée au départ consistait à éviter les opérations de construction partielle. Elle était donc louable. Toutefois, l’expérience montre que cette obligation de complétude pose problème notamment en zones peu denses, rurales mais aussi sans aucun doute urbaines – zones peu denses. L’application de la règle risque en effet de constituer un frein aux projets de déploiement en limitant l’intérêt des travaux menés en coordination, par exemple sur l’initiative d’un concessionnaire de réseaux non numériques, et qui pourrait permettre de réaliser ne partie du chantier THD. Ceux-ci permettent en effet non seulement de réduire très significativement les budgets de ces travaux mais aussi de limiter les gênes occasionnées.

Plusieurs opérateurs et collectivités territoriales ont donc demandé à l’Autorité une clarification de l’application de la règle pour ces cas particuliers. La consultation publique de l’Arcep vise à recueillir les avis et les premiers retours d’expérience afin d’apporter des précisions sur son application, sans pour autant remettre en cause le principe de la réglementation elle-même.

A suivre donc mais cela va dans la bonne direction.

Pourquoi la réglementation française THD ne peut être considérée comme achevée !

D’un côté, l’ARCEP parle d’un cadre réglementaire désormais achevé. De l’autre, plusieurs collectivités territoriales, l’Avicca et nombre d’observateurs constatent au quotidien les zones d’ombre, pire les dysfonctionnements, dudit cadre. Passage en revue provisoire d’une situation qui exige pour le moins des précisions. Dans les quotidiens de ceux qui font, qui assistent ou qui étudient le terrain THD,  on est en effet loin de penser que le cadre réglementaire actuel est le meilleur du monde. Quels sont donc les principaux points de dysfonctionnement qui remontent du terrain ? Tour d’horizon rapide des principaux points à travailler. Merci de vos réactions, critiques et ajouts sur ce texte (de travail). Un blog sert aussi à cela. Lire la suite

Le cadre français de la régulation des réseaux Très Haut Débit

Guillaume MEHEUT dirige l’unité de la « mutualisation de la fibre » à l’Arcep. Lors de la fête du THD organisée par Acome à Mortain, i l présentait le cadre français de la régulation et de la mutualisation des réseaux fibre optique.  Afin, en cas de besoin, de clarifier la situation actuelle, Numericuss vous propose ci-dessous l’enregistrement intégral de son exposé.

Version 2. Remerciement spécial à l’ARCEP et à son service communication qui m’a transmis les planches utilisées par Guillaume MEHEUT. Cela a permis de remonter le sujet pour intégrer lesdites planches et rendre ainsi le propos encore plus clair. Lire la suite

Les limites des trois modèles français du Ftth

Benoît FELTEN, lors de la fête du THD de Mortain, le 30 juin 2011, a proposé une brillante analyse quant à la situation du THD en regard des modèles et des expériences en cours “ailleurs”. Il a rapidement présenté les avantages et inconvénients de 4 modèles type. Benoit FELTEN apporte ainsi un regard en contre-point du discours de l’ARCEP et, en particulier, des critiques faites par son Président lors d’un récent discours, rappelé en fin d’article, au sujet de ces modèles. Le débat continue… car d’évidence le cadre réglementaire français pèche encore sur bien des points. Lire la suite

Pour J. COUTANT, 2011 sera l’année de démarrage du chantier Très Haut débit en France !

C’est ce qu’il a affirmé lors de la sixième fête du Très Haut Débit de Mortain. Jérôme a parlé de  chantier stratégique, de nécessaire vitesse de déploiement, d’innovation et de couverture totale du territoire…Autant de balises qui tracent les chemins commencés ici et là depuis une dizaine d’années, notamment par les collectivités territoriales.  On ne peut donc que se réjouir de voir l’ARCEP sur de telles positions. J. Coutant s’est également interrogé sur les voies et moyens pour réussir un tel chantier, en particulier dans l’environnement financier et réglementaire contraint que nous connaissons ? Une question incontestablement d’avenir… J. Coutant pense que le cadre réglementaire français est le meilleur du monde. Mais dans ce domaine, force est de constater que beaucoup reste à convaincre. Lire la suite

Déploiement optique en domaine privé : l’ARC prépare une convention alternative à celle proposée par l’ARCEP

Alain MOUSSARIE est Conseiller T.I.C. de l’Association des Responsables de Copropriété. il suit à ce titre les questions liées au déploiement des réseaux fibre optique en domaine privé. Suite au communiqué de presse de l’ARC du 6 juin 2011, et au post de Numericuss, il a bien voulu approfondir quelques points supplémentaires.

L’ARCEP a donc publié récemment sa dernière version de convention type « d’installation, de gestion, d’entretien et de remplacement de lignes de communications électroniques à très haut débit en fibre optique ». L’ARC a exprimé ses plus grandes réserves à ce sujet et parle même de régression. Pouvez-vous nous dire en quoi cette convention type pose problèmes ? Lire la suite

Heurs et malheurs des déploiements fibre optique en domaine privé…

Non respect des délais fixés dans les conventions, fausses décisions d’assemblée générale, conventions de 25 ans tacitement renouvelables, non engagement sur les plannings d’ouverture effectif des services THD …  la lecture des textes de l’Association des Responsables de Copropriétés est édifiante.  Elle confirme l’ampleur des dysfonctionnements actuels.  Des dysfonctionnements qui risquent, encore, de ralentir les déploiements optiques en zones métropolitaines.

L’Association des Responsables de Copropriétés (ARC) regroupe dans son chapitre « fibre optique » une liste des mille-et-un dysfonctionnements, réglementaires, techniques, commerciaux (…) constatés en matière de déploiement des réseaux optiques en « vertical ».  Edifiant…  Un rapide passage en revue s’impose notamment sur deux points . Le premier concerne le flou qui encadre les délais de travaux et plus encore de mise en service ; le second porte sur les choix techniques garantissant la possible mutualisation des réseaux optiques verticaux entre plusieurs opérateurs.

Non respect des délais et aucun engagement sur une date de mise en service

Pour l’ARC, c’est LE principal problème actuel, surtout avec des opérateurs comme FREE. Il constitue le principal motif de dénonciation des conventions. L’ARC demande que ces dernières s’appliquent dorénavant à un fibrage OPERATIONNEL, c’est-à-dire “fibres allumées”…. Comment ne pas les comprendre? Mais je ne vois rien de précis à ce sujet dans la convention type proposée par l’Arcep. Elle stipule seulement dans son article 6 que “le raccordement des Lignes à un réseau de communications électroniques à très haut débit ouvert au public interviendra au plus tard le …“.  Cela ne donne en rien une garantie sur l’allumage effectif des fibres.

Les difficultés de la mutualisation

L’actualité récente a rappelé à quel point ce sujet demeure conflictuel. et beaucoup estime que la guerre ne fait que commencer. Un exemple parmi d’autres ? Orange et SFR attaquent Free, l’accusant de ne pas respecter la réglementation sur la fibre optique. Ils reprochent à Free de ne pas leur permettre d’accéder facilement aux équipements optiques qu’il a déployé. La convention type Arcep stipule que « lorsque le point de mutualisation installé par l’Opérateur se situe dans l’immeuble, le ‘Propriétaire’ permet le raccordement des ‘opérateurs tiers’, qui peuvent emprunter un accès existant sous la responsabilité de l’‘Opérateur’.» Mais quid du segment entre le point de mutualisation et l’abonné ?

Bref, la situation semble quelque peu tendue. A tel point que, selon les Echos, l’ARC a demandé à ses adhérents de  « boycotter toute proposition » d’installation de fibre optique dans les immeubles par les opérateurs, si ces derniers utilisent la convention de l’Arcep, amendée à la mi-mai. L’ARC estime que cette convention « favorise délibérément le puissant lobby des opérateurs ». Elle critique « l’absence de clause d’annulation simplifiée », si l’opérateur n’a pas installé la fibre optique dans l’immeuble dans les six mois suivant la signature du contrat, comme la loi l’y oblige.

A quand un vrai projet sur les statuts, droits et devoirs, des opérateurs d’immeubles ? Et pourquoi ce rôle opérateurs d’immeubles ne pourraient-ils pas être tenue par d’autres que les grands opérateurs ?

sur le même sujet… cet article de dégroupenews

Vous pouvez consulter le guide ARCEP ici http://www.arcep.fr/index.php?id=10349

et trouver la convention type Arcep ici http://www.arcep.fr/fileadmin/reprise/dossiers/fibre/convention_type_fibre_0511.pdf

Comment assurer la montée en débit dans la sous-boucle locale de France Telecom ? L’Arcep consulte

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes met en consultation publique un document intitulé « La montée en débit via l’accès à la sous-boucle locale de cuivre de France Télécom ». Le document constitue à la fois une présentation, un guide et un projet de recommandations pour la mise en œuvre de la montée en débit.

L’ARCEP sollicite l’avis de tous sur l’ensemble du présent document. Les commentaires doivent être transmis à l’Autorité, de préférence par e-mail à l’adresse med@arcep.fr avant le 7 mars 2011. “Il sera tenu le plus grand compte des commentaires publics transmis à l’Autorité.”

Le document est téléchargeable ici http://www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/recomm-montee-en-debit-240111.pdf

Quelques questions sur l’aménagement numérique français

Le marché, surtout le marché, pourquoi et comment ? La récente décision de l’Arcep sur le déploiement fibre optique en zones « moins denses » ne rappelle-t-elle pas surtout que rien n’existe encore pour les territoires hors marché ? Et si le marché ne décide pas, que devient alors le grand chantier numérique national ? Pourquoi alors ne pas compléter le triopole dominant par un réseau d’opérateurs réunis au sein d’un grand organisme indépendant d’ambition nationale ? Peut-on s’inspirer de l’exemple australien et décider de séparer infrastructures France Telecom et services ?

Slow blog 1… Il en est des blogs comme de la vie, il s’avère parfois nécessaire de  jeter un coup d’œil dans le rétroviseur et de lutter contre la stérile tyrannie de l’urgence pour en revenir aux fondamentaux. Après quasi deux mois de mise en ligne de papiers et d’interviews, une première étape de ce temps semble venu. D’autres suivront afin de marquer les étapes d’un chemin. Au départ, il s’agissait, à travers cette modeste plate-forme en ligne, de collecter et de partager un matériel , des idées, des propositions, des réactions, nombre de questions aussi, pour tenter de mieux comprendre les fondamentaux de la politique d’aménagement numérique du territoire français. Progressivement ainsi grâce aux « amis » retrouvés ou rencontrés, les informations se sont enrichies, des initiatives se sont esquissées, d’autres pistes ont émergé… Mais les interrogations l’emportent toujours, et de beaucoup, sur les convictions. Ce sont donc ces questions, et quasiment elles seulement, qui seront les petits cailloux, ou les bribes de pain sec, qui dessineront le sentier de montagne de ce jour. Demain des propositions ? Un  collectif se forme pour les travailler.

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