Wibox joue la carte du très haut débit en zones peu denses. Entretien avec son directeur Thomas GASSILOUD

Thomas GASSILOUD serait-il le Père Noël ? Question barbe, on peut certes mieux faire . Les rennes ? On les cherche encore… Pas la moindre trace non plus des assistantes et des assistants façon lutines affairées à la préparation des cadeaux.  Alors bonjour tristesse? Que nenni chers amis. Les cadeaux de Thomas se déclinent façon fibre et ondes radio à très haut débit. En effet, alors que les zones non denses attendent, avec un peu d’impatience, une vraie politique nationale en matière d’Internet Très Haut Débit, Thomas et l’entreprise qu’il anime, Wibox, a annoncé le 14 décembre “un coup d’accélérateur pour les raccordements Ftth en zones rurales.  On est loin encore certes du “grand soir”. Grâce notamment aux concours de collectivités territoriales, Wibox parle de 2000 prises Ftth.Parions donc que c’est un début. Un bon début. Thomas nous en parle à travers 4 séquences.

Séquence 1. Qui est wibox ? Portrait du plus grand des “petits” opérateurs ou du plus petit des moyens…

Séquence 2.  Où l’on découvre qu’un réseau très haut débit en milieu rural peut être rentable.

Séquence 3. Le rôle de l’état selon Thomas

Séquence 4. Services très haut débit et développement des territoires

Olivier ZABLOCKI. La France a tout pour réussir l’aménagement numérique du territoire… mais …

Depuis l’expérience de Radio Phare, sur l’île de Ré dans les années 1990, Olivier suit, expérimente et travaille le développement numérique. Il fait partie de ceux qui pensent que l’on oublie pourtant trop d’associer les “gens de base”. Ce serait pourtant là le gage de déploiement plus simple, plus efficace et d’une véritable neutralité, aussi,  en domaine privé. “A quand donc des délégations de Services Telecom en domaine privé ?” demande-t-il ? Une bonne question sans aucun doute.

Olivier nous donne aussi son sentiment sur la situation actuelle dans le domaine de l’aménagement numérique du pays. Il évoque les questions de péréquation financière ou de solidarité numérique. Il nous parle aussi du rôle de l’État français.

Pour un réseau des acteurs de l’économie socio-écologique ?

Demain l’économie sociale et écologique en France ? Les champions de l’économie de demain naitront-ils ailleurs ? Faut-il se résigner à la régression ?

Les temps sont durs pour ceux qui, depuis plusieurs années, travaillent, expérimentent, se trompent, recommencent, réussissent pour participer dans notre pays à l’invention d’une économie conciliant créations d’emplois, rentabilité, justice sociale et territoriale, solidarité et préservation de l’environnement. Nous sommes nombreux à avoir rêvé de ces projets d’économie non destructrice, ou moins destructrice, prenant en compte à la fois la finitude des ressources naturelles, la complexité du monde et l’ampleur des défis socio-économiques. Énergies Nouvelles et Renouvelables, économie numérique, économie sociale (…), la France fourmille d’inventeurs des piliers du développement de demain. Dans le droit fil d’ailleurs des appels de nos gouvernements européens, en particulier via la stratégie de Lisbonne de 2000 dont l’objectif consistait à faire de l’Europe le leader mondial de l’économie de la connaissance, ils ont cherché et, même parfois, trouvé.

Le temps de l’invention est-il passé ? Faut-il se résigner à fermer le chantier et à revenir aux bons vieux fondamentaux de la vieille économie ? Circulez entrepreneurs, passez votre chemin opérateurs de l’économie écologique, n’ouvrez pas centrales et usines malheureuses sociétés photovoltaïques, allez jouer plus loin exploitants éoliens, arrêtez de nous ennuyer jeunes utopistes du développement numérique ? Restez dans vos “niches” manageurs de l’économie sociale et solidaire ? … Grenelle ? Vous avez dit Grenelle ? France Numérique 2012 ? 2000 quand ? 2000 sans vrais moyens ?…

Avons-nous donc eu tord de croire dans les annonces du Président de la République ? Notre pays va-t-il louper ces rendez-vous pour construire l’avenir ? Des centaines d’emplois auront-été supprimés, des milliers n’auront pas été créés et les champions de l’économie écologique de demain naîtront ailleurs. Est-ce supportable ?

Faut-il donc se résigner à la régression ?

Pourtant, loin des débats électoralistes ou partisans, la route se construit. Des directions émergent, des chantiers ouvrent, de nouvelles usines et de nouveaux ateliers aussi… Chaque secteur concerné agit, certes parfois avec excès, mais les routes sans virage existent-elles ? Les débats, les rencontres, les échanges, dans toutes les filières concernées, font rage. Ils confirment la force des démarches créatives et la réalité d’arguments démontrés sur le terrain au quotidien. Mais ces débats restent le plus souvent encore cantonnés dans les enceintes de chaque monde. Les entreprises du photovoltaïque luttent pour leur survie, notamment depuis le moratoire décidé en décembre 2010. Les développeurs numériques, en particulier dans les zones peu denses, attendent vainement la création d’un vraie politique de solidarité numérique. L’éolien sent le vent tourné. L’économie sociale et solidaire attend une politique nationale… Pour rappeler les convergences objectives entre ces filières et pour démontrer au Chef de l’Etat la force des enjeux et l’ampleur des risques, ne faut-il pas aussi lancer un mouvement réunissant tous les acteurs de ces mouvements socio-économiques ? N’est-il pas temps d’aborder le « problème » dans sa globalité afin d’éviter ces pseudos arguments budgétaires aveugles à la construction de l’avenir ? Je le crois. Et vous ?  Merci de proposer, critiquer dans les commentaires ci-dessous.


Décisions de l’ARCEP pour les déploiements des réseaux à très haut débit

L’Autorité a adopté le 15 décembre 2010 deux décisions fixant, d’une part, le cadre réglementaire de déploiement de la fibre optique jusqu’à l’abonné (FttH) sur l’ensemble du territoire en dehors des zones très denses, d’autre part, certaines conditions d’éligibilité aux aides du fonds d’aménagement numérique du territoire (FANT) pour la réalisation d’infrastructures et de réseaux, permettant d’offrir du très haut débit dans ces zones.

L’accessibilité et l’ouverture des infrastructures et réseaux éligibles au FANT

L’article 24 de la loi n° 2009-1572 du 17 décembre 2009 relative à la lutte contre la fracture numérique prévoit la mise en œuvre d’un fonds d’aménagement numérique des territoires pour financer le déploiement des réseaux à très haut débit. La loi a confié à l’Autorité le soin de définir les conditions d’accessibilité et d’ouverture que les infrastructures et les réseaux doivent respecter pour être éligibles à une aide de ce fonds.

La décision adoptée en application de ces dispositions se fonde sur le principe fondamental de neutralité technologique. Ainsi, dans ce cadre, une infrastructure est accessible et ouverte si elle est suffisamment dimensionnée pour permettre le déploiement d’au moins un réseau à très haut débit desservant tous les utilisateurs de la zone. Un réseau est accessible et ouvert s’il permet aux opérateurs un accès effectif de bout en bout à très haut débit aux utilisateurs finals et s’il fait l’objet d’une offre d’accès passif effectif.

Cette décision, cohérente avec le cadre réglementaire s’appliquant de manière spécifique à certains réseaux, notamment FttH, contribue à la phase de lancement du programme national très haut débit, visant à soutenir financièrement les déploiements.

On lira tout d’abord avec intérêt l’article de Pierre à ce sujet ici. D’autres analyses sont à suivre.

Facebook, les réseaux sociaux et les institutions publiques

Le web 2.0, et notamment les réseaux sociaux, transforment de manière significative les relations organisations / clients ou usagers. Interactivité, informations en temps quasi réels, communication et échanges… A la richesse des potentiels répond malheureusement souvent encore une relative timidité de la part des organisations publiques. Nous avons du mal à franchir le pas et à imaginer les voies et moyens pour que  les réseaux sociaux constituent aussi comme une plate-forme de services performants.

Raison de plus pour souligner l’intérêt de la manifestation organisée le 16 décembre en Haute-Saône, notamment sur l’initiative de la Préfecture et de l’IUT de Vesoul. La table-ronde traitera notamment des sujets suivants. Quels sont les intérêts pour les organisations publiques de se lancer dans le 2.0 et les réseaux sociaux ? Quels sont les pièges et les dérapages à éviter ? Les limites à connaître ? Quelles sont les perspectives offertes par ces réseaux ?

Le Préfet de Haute Saône, Eric Freysselinard, est le premier des préfets départementaux a avoir ouvert sa page facebook.

La manifestation pourra être suivie en direct le 16 décembre à 18h30 via ce lien

Merci  notamment à Gilles Querini, Fabienne Poyard et Emmanuel Andre de cette initiative.

-saone.gouv.fr

René Ricol et les priorités d’avenir en matière de développement numérique des territoires

Dans un interview donnée ce jour au journal Les Echos, le Commissaire Géneral à l’Investissement, René RICOL, a précisé le calendrier d’engagement des 2 milliards destinés aux réseaux haut et très haut débit.

L’objectif fixé par le président de la République est de permettre l’accès de tous au très haut débit en 2025. Sept projets pilotes viennent d’être sélectionnés et annoncés par le Premier ministre qui nous permettront d’en savoir plus sur le coût et les modalités du déploiement du très haut débit. La montée en puissance du haut débit actuel pourra également être soutenue dans les régions les moins denses. Nous serons prêts à soutenir les projets de déploiement dès le premier semestre 2011.

Ces fonds sont confiés à un opérateur public, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), à qui revient la gestion de 8 conventions, dont le développement de l’économie numérique (réseaux et services) et le programme ville de demain. Pour le numérique, l’outil privilégié est le Fonds National pour la Société Numérique (FSN). Il intervient  en subventions, en avances remboursables et financements en fonds propres ou en quasi fonds propres sur une logique d’investisseur avisé.

Au final, selon René RICOL, de 15 à 20 milliards d’euros pourraient être engagés sur des projets précis avant fin 2011. Avec l’objectif de créer de la richesse et de l’emploi sur la durée en France.

L’ASSEMBLEE DES DEPARTEMENTS DE FRANCE CONTESTE LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE

Ces annonces gouvernementales ont suscité plusieurs réactions de la part de collectivités et d’associations. L’une des plus récentes est celle de l’ADF (Ass. Départements de France) reprise par dégroupnews

L’Assemblée des départements de France (ADF), une association qui réunit les présidents des conseils généraux, a adopté une motion qui conteste la philosophie et l’économie générale du Plan Très Haut Débit du gouvernement. Elle demande que l’Etat investisse au minimum 15 milliards d’euros étalés sur 15 ans pour le déploiement du très haut débit fixe et mobile.

Dans une motion adoptée par son bureau le 9 décembre 2010, l’Assemblée des départements de France (ADF), une association qui réunit 102 présidents de départements, conteste la politique du gouvernement pour le déploiement du très haut débit en France.

Consciente du puissant levier de développement que représente le déploiement des réseaux haut et très haut débit fixe et mobile, l’ADF estime que la politique du gouvernement qui consiste à subordonner le développement des infrastructures aux opérateurs privés est néfaste car elle sera guidée par la rentabilité et non par l’intérêt général. De plus, elle estime que les deux milliards du grand emprunt dédiés à l’aménagement numérique du territoire ne garantissent pas un développement du très haut débit à long terme.Devant ce constat, les départements ont exprimé plusieurs demandes dont un investissement public d’un milliard d’euros annuel pendant 15 ans au minimum. Pour le financer, ils souhaitent une nouvelle taxe étendue à l’ensemble de l’économie basée sur le principe d’une contribution de solidarité numérique. De plus, les collectivités territoriales veulent être considérées comme des opérateurs au même titre que les opérateurs privés et que les RIP (réseaux d’initiatives publiques) soient reconnus comme des réseaux d’intérêt économique général.

Qualifiant son action de volontariste, l’ADF souhaite atteindre l’objectif fixé par l’Europe qui consiste à couvrir l’ensemble du territoire en 2020 en très haut débit et ambitionne même de faire de la France le leader mondial de l’accès mobile à Internet. Cette motion intervient deux mois après les conclusions de l’ARCEP qui estime que les collectivités territoriales devront débourser 6 milliards en 15 ans sur les 25 nécessaires au déploiement de la fibre optique

Une utilisation de plus en plus experte du web…

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et le Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) ont récemment publié les résultats de la 8ème enquête annuelle sur la diffusion, en France, des technologies de l’information (téléphonie fixe et mobile, internet, micro-ordinateur). Réalisée par le CREDOC, en juin 2010 via des entretiens réalisés auprès d’un échantillon de 2 230 personnes représentatif de la population française de 12 ans et plus, les résultats confirment, s’il le fallait, l’appétence des internautes de notre pays pour les solutions de mobilité, SMS et internet mobile. Dans le droit fil des questions au centre des préoccupations de Numericuss, le développement numérique territorial, l’enquête montre également la forte montée en puissance des services en lignes et des usages « experts ». 23 millions de personnes ont effectué des démarches administratives et fiscales sur internet en 2010, soit un doublement en cinq ans. Le commerce électronique s’affirme plus que jamais comme l’un des usages les plus fréquents avec 44% d’acheteurs sur Internet (+3 points en un an).  Les déclarations en ligne, fiscales notamment, se développent. La téléphonie via un PC, grâce à Skype en particulier, prend de plus en plus d’importance. L’analyse multivariée réalisée par le CREDOC, analyse reproduite ci-dessous, synthétise ces différents types d’usage.

Ces résultats amènent sans doute de l’eau aux moulins de ceux qui défendent une approche de plus en plus orientée “services” et formation dans les réseaux Très Haut Débit.


Questions à Laurent CAPLAT, entrepreneur et défenseur du THD en milieu rural

Laurent CAPLAT dirige une société installée en Lozère, dans le village de La Canourgue, chef lieu d’un canton d’environ 3000 âmes, proche de l’A75 et situé à environ 50 km au Nord de Millau.Sa société a notamment lancé, voici 10 ans, un site de E commerce, bien connu des gastronomes en culottes courtes et longues, www.bienmanger.com. L’entreprise emploie aujourd’hui une trentaine de personnes pour 3 millions d’euros de chiffres d’affaire. Laurent est également l’un des membres fondateurs de http://websdugevaudan.wordpress.com/ que Pierre Ygrie défend avec passion.

Laurent Caplan a accepté de répondre à nos questions, un interview qui montre, s’il le fallait, la force des enjeux du désenclavement et du développement numériques des zones rurales. L’interview est découpé en 4 séquences, chacune traitant d’une question distincte. Pourquoi faut-il du THD en milieu rural ? Comment déployer du THD dans ces zones ? Quels sont les besoins Web et réseau de l’entreprise de Laurent ? Quel est le sens des initiatives locales prises en Lozère ?

Pourquoi faut-il du THD en milieu rural ?

Comment déployer du THD dans ces zones ?

Quels sont les besoins Web et réseau de l’entreprise de Laurent ?

Quel est le sens des initiatives locales prises en Lozère ?

Investissements d’avenir et réseaux Très Haut Débit

Source : http://www.reseaux-telecoms.net/actualites/lire-l-ex-grand-emprunt-debute-par-un-coup-de-pouce-au-tres-haut-debit-22867.html

“Le grand emprunt n’a pas disparu, il a été rebaptisé programme « investissements d’avenir ». Sur les 35 milliards d’euros, initialement prévus, le premier Ministre François Fillon a indiqué, lundi 6 décembre, la destination d’une première vague de 137,5 millions d’euros d’investissements et de 53,1 million d’aides.  Cette enveloppe sera affectée à 14 projets, dont la moitié a trait au très haut débit (7 projets) dans des territoires en zone blanche. Les sept autres projets vont pour cinq d’entre eux aux énergies renouvelables, pour un autre aux réseaux électriques intelligents, le dernier revient à un projet d’économie solidaire.

Les projets très haut débit concernent des raccordements en fibre optique chez l’habitant : à Saint-Lô dans la Manche, en Maurienne (département de la Savoie), Issoire (avec le conseil régional d’Auvergne), Chevry-Cossigny (Seine-et-Marne), Aumont-Aubrac (Lozère), Sallanches (Haute-Savoie) et un septième dont le nom n’a pas été communiqué.

Ces sept projets sont considérés comme pilotes et destinés à expérimenter cette technologie dans les zones les moins denses du territoire. François Fillon a indiqué souhaiter qu’ils se déroulent rapidement “pour que nous puissions en tirer les enseignements“, avant l’ouverture des guichets de financement au cours du premier semestre 2011.

Concernant le haut débit, François Fillon a d’abord redit que 2 milliards d’euros iraient aux infrastructures et 2,5 milliards aux usages. Pour les infrastructures, l’objectif est de couvrir tout le territoire d’ici 2025 en infrastructure à très haut débit. Le 1er ministre a salué le rôle des collectivités locales, des réseaux d’initiative publique, des schémas directeurs haut débit que nombre d’entre elles ont, ou vont, élaborer.

Il a également déclaré : « nous allons devoir imaginer des mécanismes de péréquation ou de solidarité qui soient adaptés pour assurer le déploiement dans les zones les moins denses du territoire ». C’était le chapitre « zones blanches ». Tout cela ne doit pas faire oublier de moderniser les réseaux filaires existants. Dans ce cadre, il s’agit “d’assurer sans attendre un véritable haut débit pour tout le monde“, a précisé le Premier ministre. Outre la fibre optique, il faudra “tirer parti des différentes technologies” telles que les réseaux filaires ADSL, le hertzien (réseaux haut débit mobiles) ou le satellite.

Enfin, le 1er Ministre a souligné le lancement de nouveaux appels à projet sur : les logiciels embarqués, la sécurité des systèmes d’information, la numérisation et la valorisation des contenus numériques, les technologies liées à la dépendance.”

Aumont aubrac : info ici :

opérateurs neutres et locaux de toutes les régions, interconnectez-vous …

Marc Duchesne signale ce très bon article
http://www.zdnet.fr/actualites/jean-michel-soulier-covage-il-n-y-a-pas-de-volonte-politique-pour-la-fibre-optique-en-zones-peu-denses-39756725.htm. Pour Jean Michel SOULIER, patron de COVAGE,  “Il n’y a pas de volonté politique pour la fibre optique en zones peu denses”. Le patron de Covage confirme  les craintes de l’Avicca, l’association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l’Audiovisuel. Celle-ci accuse les grands opérateurs de mener “une guérilla judiciaire contre la réglementation  qui permet aux collectivités et à l’Etat de connaître leurs réseaux afin d’aménager le territoire”. Cette “guérilla” retarderait ainsi les ambitions des collectivités. “Les collectivités nous communiquent cette frustration, donc elle existe”, souligne-t-il.

Le groupe plaide d’ailleurs pour l’association des opérateurs locaux afin de peser sur les décisions. “Depuis 10 ans les collectivités investissent en complémentarité des opérateurs traditionnels pour la couverture en haut débit. Ces efforts ont donné lieu à une multitude d’opérateurs d’infrastructure locaux qui sont riches d’enseignements et dont le retour d’expérience est très positif.”, explique Covage.

Il s’agirait donc de réunir “ces opérateurs neutres locaux au sein d’un grand opérateur neutre indépendant d’ambition nationale. Ce regroupement permettrait de créer un interlocuteur crédible de l’état et des collectivités, et d’optimiser l’investissement de fonds publics en les complétant avec des fonds privés”. “Il y a 80 sociétés d’initiative publique dans le domaine du haut débit en France. Elles peuvent se regrouper pour plus de cohérence et partager leurs expériences. Et peser dans la balance”, conclut Jean-Michel Soulier.

Cette idée de confédération d’opérateurs locaux, j’y ajoute l’interconnexion associée des Réseau d’Initiative publique, constituerait je crois un formidable levier pour faire bouger la présente situation. Dans une précédente mission d’étude de plusieurs RIP, j’ai en effet été frappé à la fois du potentiel de certaines innovations services “locaux”, et des contraintes inhérentes aux dimensions des plaques locales et à  l’absence d’interconnexions pour jouer “local” entre tous les RIP.